✊ Répression syndicale: un échec pour OVH ✊

Nous vous en parlions le 20 décembre 2025 avec notre article sur la démarche de répression syndicale d’OVH, c’est officiel : OVH accuse un échec cuisant ⛔

Pour rappel, la direction a monté trois dossiers pour mettre en cause des élus Solidaires Informatique, espérant ainsi les licencier. En juillet 2025, la direction confie à un cabinet d’avocats une enquête, dont le rapport à été rendu en novembre 2025. Sur les trois dossiers, seuls deux ont abouti à une demande d’autorisation de licenciement à l’inspection du travail. Les trois dossiers étaient fragiles dès le départ et le 3ème a même été écarté par la direction elle-même.

Lors des CSE extra-ordinaires du 8 décembre 2025, les élues des deux autres organisations syndicales 1, 2, ayant été destinataires des dossiers de licenciements, ont donné un avis favorable sur ces deux licenciements, souscrivant ainsi majoritairement sinon à l’unanimité au narratif à charge fait par la direction.

Les procès verbaux (PV) de ces deux CSE extra-ordinaires, ont d’ailleurs eu le privilège de ne pas être votés par vos élues, situation sans précédent dans l’histoire du CSE OVH. Nous avons demandé à voir ces PV, afin de nous assurer de leur sincérité, mais cela nous à été refusé. Le secrétaire du CSE a usé de son droit de les signer, sans vote, les transmettant à la direction sans s’encombrer de l’avis des élu·e·s.

Est-ce que vous aurez accès à ces PV un jour ? Rien n’est moins sûr… À date de rédaction de cet article, ils ne sont pas publiés.

Nous tenons par ailleurs à remercier les élu·e·s qui nous ont témoignées leur soutien et nous mesurons leur malaise dans cette situation d’incompréhension et d’impuissance vis à vis de leurs sections syndicales.

Le délai d’enquête des inspections du travail s’est terminé ce mardi 10 février 2026, concluant sur le refus d’autoriser ces deux licenciements.

Octave se serait-il fait « rouler dans la farine » par la DRH, qui lui aurait vendu des syndicalistes sur un plateau d’argent, sans le moindre résultat ?

La direction va-t-elle prendre acte de ce refus et stopper cette répression syndicale ? C’est peu probable….

Après un acharnement aveugle multipliant les documents à la pertinence douteuse, significations par huissier, mises à pied, ou encore rétentions de salaire, nous doutons d’une baisse de l’agressivité.

Nous avons même été choqué·e·s de la manière dont l’avocate de la direction s’est adressée à l’inspection du travail. Cette attitude nous rappelle la violence avec laquelle la direction a contesté, auprès de la Caisse Primaire d’Assurances Maladie (CPAM), tous les accidents du travail que nous avons accompagné.

Combien d’énergie, de temps et d’argent l’entreprise a-t-elle déjà alloué pour réprimer ces trois syndicalistes ?

Ces ressources n’auraient-elles pas été mieux utilisées autrement, par exemple en augmentant les salarié·es dont le salaire est en dessous du minimum de la convention collective ?

Malheureusement, cet acharnement n’affecte pas que nos élu·e·s. Nous craignons en effet qu’il y ait eu instrumentalisation de certain·e·s salarié·e·s, ainsi que des pressions hiérarchiques, pour que l’entreprise puisse arriver à ses fins.

Si c’est votre situation, n’hésitez pas à contacter la section Solidaires Informatique OVH avec votre adresse mail personnelle sur contact, ou auprès de notre organisation nationale

Enfin, cette manœuvre a eu pour effet d’occuper l’ensemble des élu·e·s, réduisant notre capacité commune à traiter les sujets dans un contexte assez anxiogène où beaucoup craignent que leur poste soit mis à mal par l’ascension de l’IA au sein d’OVH.

Rassurez-vous, malgré toute cette violence, nous, Solidaires Informatique, restons sur le terrain pour porter vos revendications, défendre vos dossiers et vous accompagner au quotidien.

Et si vous avez envie de faire changer les choses pour le meilleur : rejoignez-nous !

https://solidaires.ovh/